Le thermalisme, une mode d’aujourd’hui ?

L’hydrothérapie, anciennement appelée hydropathie, implique l’utilisation de l’eau pour soulager la douleur et traiter diverses affections. Le terme lui-même désigne la guérison par l’eau, sur le long terme, comme il était prévu et commercialisé par les praticiens qui en ont fait la promotion au milieu du 19è siècle. En effet, c’est à ce moment là qu’un renouveau populaire a permis à la cure thermale de redevenir un traitement thérapeutique privilégié aux Etats-Unis et en Europe, plus particulièrement dans le Royaume-Uni. Pourtant, les origines du thermalisme remontent aux racines égyptiennes, puis grecques et enfin romaines.

Tout d’abord ; deux publications furent à l’origine de cette ferveur populaire autour du thermalisme au 18è siècle. John Floyer, un médecin de Lichfield, a publié une livre sur le sujet de l’histoire des bains froids en 1702. Par ailleurs, le docteur James Currie publiait en 1797 un livre traitant de l’utilisation de l’eau chaude et l’eau froide dans le traitement de la fièvre et d’autres maladies.

Au milieu du 19è siècle, un engouement populaire suivit l’application de l’hydrothérapie aux environs de 1829 par Vincent Priessnitz, un paysan originaire de Grafenberg, qui faisait alors partie de l’empire autrichien. Cette renaissance fut poursuivie par l’intermédiaire d’autres spécialistes comme le capitaine Claridge, qui introduisit l’hydropathie en Angleterre en 1840 à partir d’écrits et de conférences. Richard Russells proposa une autre forme de la thérapie par l’eau de mer, considérée comme la version la plus achevée de la thalassothérapie aujourd’hui. Ce ne fut cependant jamais commercialisé en tant que tel. On garda le synonyme d’hydrothérapie.

Ainsi, en Europe, la demande d’eau dans le traitement des fièvres et autres maladies a, depuis le 17è siècle, toujours été encouragée par un certain nombre de médecins ou scientifiques. Au 18è, l’hydrothérapie devint un passe-temps pour les classes aisées. Le mouvement spa lui devint particulièrement populaire au 19è siècle quand ces derniers furent enfin consacrés à la « guérison ». Spas et autres bains thérapeutiques sont devenus en quelque sorte synonyme de balnéothérapie.